lunes, 17 de octubre de 2011

Le Vatican impose à un ex-évêque écarté pour des faits de pédophilie de suivre à l'étranger un "traitement spirituel"

L'ex-évêque Roger Vangheluwe a quitté le pays pour suivre un traitement


L'ex-évêque de Bruges Roger Vangheluwe, écarté pour des faits de pédophilie, a quitté la Belgique. Le Vatican lui impose de suivre à l'étranger un "traitement spirituel et psychologique".


Des journaux indiquaient ce samedi que l'ex-évêque de Bruges Roger Vangheluwe aurait trouvé asile à l'ambassade du Saint-Siège à Woluwe-Saint-Pierre et qu'il habiterait dans le logement de fonction du nonce apostolique en Belgique, qui bénéficie d'un statut diplomatique. Il a en fait déjà quitté le pays.La Congrégation pour la Doctrine de la Foi a examiné le cas de Mgr Roger Vangheluwe et a décidé que l'ancien évêque de Bruges devait quitter la Belgique et entreprendre une période de traitement spirituel et psychologique, indique la nonciature apostolique.


La Congrégation a pris cette décision malgré que les faits d'abus sexuels commis par le prélat sur son neveu étaient prescrits selon les normes du droit canonique, précise la nonciature.
Tommy Scholtès, directeur de l’agence de presse Cathobel, confirme à la RTBF que l’ex-évêque de Bruges a quitté la Belgique. Il se trouve à l’étranger pour "suivre un traitement spirituel et psychologique, c’est une sanction prise par Rome". Il ajoute que, lorsque Mgr Vangheluwe séjournait à l’abbaye de Westvletteren, "il y a eu des moments où il y avait des tensions entre la communauté" et l’ex-évêque de Bruges, "c’était quand même assez délicat".


Tommy Scholtès déclare que Mgr Vangheluwe s’est toujours tenu à la disposition de la justice belge et précise que le procureur du Roi de Bruges avait fait savoir "il y a quelques jours que l’affaire Vangheluwe était juridiquement complètement prescrite. A partir de maintenant, il ne doit plus se tenir à la disposition de la justice. Les crimes commis à l’égard de son neveu ont été déclaré prescrits, ils sont très anciens et il n’y a pas eu d’autres faits récents. Même au niveau du droit canon, les choses sont aussi prescrites, mais Rome a pris la décision de lui demander de quitter le pays, de manière à l’écarter de tout un environnement, en lui interdisant toute pratique de prêtre ou d’évêque et en suivant un traitement psychologique et spirituel"


fuente: rtbf


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Roger Vangheluwe: c'est au Vatican de décider des sanctions


Dans une interview télévisée, l'ancien évêque de Bruges, Roger Vangheluwe, a donc reconnu avoir abusé non pas d'un, mais de deux de ses neveux. Mais il minimise la portée de ses actes, et dit n'avoir pas l'impression d'être un pédophile.


"Ce n'était que des attouchements, des petits jeux sans conséquences", d'après lui. L'aveu et le ton de Roger Vangheluwe, ont suscité énormément de réactions indignées. Dans une déclaration officielle, les évêques de Belgique ont exprimé leur stupéfaction. Ils se disent "extrêment choqués". Mais pour le parquet de Bruges, les faits sont prescrits. Quelle sanction l'Eglise pourrait-elle adopter en interne ? C'est au Vatican que ça pourrait se décider.


Le Saint-Siège est d'ailleurs mis sous pression ces dernières heures. Ce vendredi, la conférence des évêques de Belgique a appelé le Vatican à cesser de tergiverser et à sanctionner Roger Vangheluwe. Pour l'instant, dans un communiqué, la haute autorité a fait part de sa stupéfaction et se dit consciente de la gravité de la situation. On sait que le Pape a reçu vendredi en audience le cardinal Nevada, responsable de la justice vaticane. Ont-ils parlé d'une éventuelle sanction à imposer à Roger Vangheluwe ? On l'ignore, aucun détail n'est disponible jusqu'à présent.


Contacté par nos soins, le porte-parole du Saint-Siège, Frederico Lombardi affirme de manière (très) laconique que le Vatican est "conscient de la gravité" et qu'il rassemble tous les éléments nécessaires pour agir. Point, à la ligne.


Que pourrait alors décider le Saint-Siège ? Les marges de manoeuvres semblent limitées. Roger Vangheluwe a déjà été banni. Il s'est d'ailleurs réfugié dans un monastère en France. Une sanction légère que l'intéressé qualifie lui-même de période de réflexion. Il reste la sanction maximale, c'est-à-dire la réduction de l'ancien évêque à l'état laïc.


Mais voilà, pour le droit canon comme pour la justice civile, les faits semblent prescrits et donc non sanctionnables. Et les récents propos de Roger Vangheluwe ne seront peut-être pas suffisants pour imposer une telle sanction. Pour le prêtre théologien Gabriel Ringlet, le droit canon "bloque la situation". "Ce n'est pas prévu qu'une sanction suprême soit prise", dit-il. Mais le prêtre lance à appel à la morale, "elle doit aller au-delà du droit". Selon lui, "il faudrait que le Pape parle haut et clair, qu'il donne une parole qui vienne du fond du coeur et qui bouleverse un peu". Gabriel Ringlet affirme que l'Eglise traverse un "tsunami" qui bouleverse une "institution qui compte sur la planète". "L'Eglise doit saisir la main tendue à l'égard des victimes et de la société entière, l'Eglise doit se redresser dans cette tempête".


fuente: rtbf


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Mgr Léonard: "Roger Vangheluwe a déjà été sévèrement puni"


Les propos tenus dans la presse par Roger Vangheluwe ont choqué. André Joseph Léonard a accordé cette semaine une longue interview à Thomas Gadisseux. L'interview se trouve en intégralité ci-contre. Pour l'archevêque, Roger Vangheluwe a déjà été sévèrement puni par sa démission.


L'ancien évêque de Bruges s'est livré à la chaîne flamande VT4 la semaine dernière. Une sortie qui a choqué. "Il n'aurait pas du parler", affirme André Joseph Léonard. "C'était malvenu de prendre la parole juste au moment où Rome lui demande de prendre un temps de pénitence". Sur la forme, le primat de Belgique se dit choqué par le ton employé par Roger Vangheluwe lors de l'interview. "Un ton détaché, de vacancier. C'était déplacé et choquant".


Pour l'archevêque, Roger Vangheluwe a déjà subi la plus lourde des sanctions : sa démission. "Mis à la porte sans pouvoir faire ses adieux, c'est une mesure extrêmement grave", affirme-t-il. Faut-il pour autant le laisser tranquille ? Monseigneur Léonard rappelle le principe de prescription, un principe présent tant dans la législation civile que dans celle de l'Eglise. Il en appelle à ce que le Vatican respecte d'abord sa propre législation. Histoire de lui permettre de "changer de vie".


Réduit à l'état laïc ? "Un choix possible, mais pas le seul"
Cela veut-il dire que le Vatican ne sanctionnera pas plus durement Roger Vangheluwe ? "Peut-être que si", glisse l'archevêque. "Le porte-parole du Vatican a laissé clairement entendre que le comportement de Roger Vangheluwe est un fait grave et que ça comptera dans la manière dont son cas sera traité par le Vatican".


Certains évêques appellent à ce que Roger Vangheluwe soit réduit à l'état laïc. "Un choix possible, mais pas le seul", selon Monseigneur Léonard qui rappelle qu'"il deviendrait ainsi un électron libre sur lequel on ne peut plus exercer de contrôle".


fuente: rtbf

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