Farid Bamouhammad, actuellement détenu à la prison de Louvain-Central sera transféré lundi vers celle d’Andenne et devrait rejoindre l'établissement de Namur le 9 septembre. Les agents pénitentiaires andennais sont prêts à faire grève si son séjour devait être prolongé. Mais selon les directions de certaines prisons, Farid aurait changé et pourrait être libéré.
Le détenu Farid Bamouhammad, dont les syndicats ont dressé le portrait de prisonnier ingérable ces dernières semaines, a connu une évolution positive et entre en considération pour un bracelet électronique et des congés pénitentiaires, selon les directions de certaines prisons où il est passé, rapporte samedi Le Soir. "Nous avons appris à connaître un autre Farid Bamouhammad lors de son deuxième mois de séjour", note une des directrices de la prison de Louvain-Central, Ilse Goris, dans un rapport du 10 juillet dernier.
Permission de sortie d'une journée par mois
Ce document confirme celui dressé par l'attaché directeur de la prison de Jamioulx du 15 mars dernier, qui recommandait l'octroi au détenu d'une permission de sortie d'une journée par mois "de 8 à 20h", assortie de conditions. Cet avis a été rejeté par l'administration centrale. En janvier 2011, la même direction de la prison de Jamioulx s'était prononcée pour l'octroi d'un bracelet électronique, soulignant que l'enfermement était une "échec retentissant" pour ce détenu "figé dans une opposition totale au système", mais dont "les capacités intellectuelles et d'autodidacte ne sont pas à démontrer". Ces avis tranchent avec la réputation que les syndicats affectent au détenu et avec les mesures spéciales de sécurité dont il fait l'objet.
Aucne décision encore prise
Aucune décision n'a encore été prise sur l'octroi d'un congé pénitentiaire à Farid Bamouhammad, a indiqué de son côté le porte-parole de l'administration pénitentiaire, Laurent Sempot. S'il confirme l'existence d'un avis rendu par la prison de Louvain-Central, le porte-parole refuse d'en préciser la teneur. Le dossier sera tranché par l'administration ou par la ministre de la Justice Annemie Turtelboom dans les prochains jours. Quant à la possibilité de placer le détenu sous le régime du bracelet électronique, également évoquée par Le Soir, elle tombe sous une autre procédure, a-t-il souligné. Il ne revient en effet pas au ministre ou à l'administration d'en décider, mais au tribunal d'application des peines.
Rappel des faits
Farid Bamouhammad s’était rendu coupable d’une prise d’otage dans appartement situé au-dessus du café "L'Albertine", près de la gare centrale, à Bruxelles, entre le 17 et le 19 août 2005. Au terme de 33 heures de négociations avec le ravisseur, la police donna l'assaut et libéra les deux derniers otages encore aux mains du gangster fort bien connu de la Justice. Ce dernier avait déjà permis aux deux enfants, dont sa fille, de sortir, le 17 août, dans la soirée. Le preneur d'otages était armé de deux pistolets et d'une grenade. La libération des deux derniers otages s'est déroulée sans effusion de sang. La police avait drogué la nourriture du preneur d'otages qui s'était endormi.
source: rtl
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