Alors que le prix de l’eau augmente sans cesse, un constat s’impose en Wallonie. Près de 60 millions de mètres cube d’eau sont perdus chaque année. Chimay est l’une des communes les plus touchées par ce souci. Lorsque les nappes phréatiques sont au plus bas l’été, l’approvisionnement d’eau pose par exemple problème à une société de titres-services, située à deux pas de la Grand-Place. La baisse de pression contraint les travailleuses à l’inactivité. "On n’arrive pas à régler le problème. En été, on ne sait plus repasser parce qu’il n’y a pas assez de pression", déplore Goygova Petimat, une ouvrière de l’entreprise.
Vétusté et manque de moyens
Cette situation n’est pas neuve à Chimay. Sur dix litres d’eau mise en distribution, plus de sept s’égarent en dehors des canalisations. Un château d’eau de 1.000 mètres cube alimente 4.000 personnes de l’entité. 70% de son eau n’arrivera pas au robinet des consommateurs. "C’est principalement la vétusté du réseau qui entre en ligne de compte, mais également le fait que nous sommes une petite compagnie et nous faisons avec les moyens du bord. Nous ne savons dès lors pas remplacer tout le réseau faute de moyens", souligne Jean-Paul Robin, ingénieur de la Régie communale des Eaux.
Répercussion sur la facture des consommateurs
Afin de réparer les fuites et moderniser les canalisations, la commune investit environ 300.000 euros. La Régie communale ne compte cependant que six ouvriers. Leur travail est par conséquent colossal. "Nous avons également ici un vieux réseau d’égouttage. Pour toutes les fuites qui se passent dans le centre de Chimay, les eaux sont reprises par les collecteurs. Elles retournent ainsi aux stations d’épuration et non pas dans les nappes phréatiques. On paye donc du recyclage pour de l’eau qui n’a pas été consommée", assure Jean-Paul Robin
A l’échelle wallonne, 30% de l’eau s’enfuit des canalisations. Cette moyenne varie en fonction des communes. Ce gaspillage se répercute toutefois inévitablement sur la facture des consommateurs.
source: rtl
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